• Le grand chantier va commencer !  

      

     

    La coque n'était pas très abîmée en soi, mais la peinture extérieure avait souffert, des petits éclats existaient un peu partout, et à certains endroits on devinait même le rowing. J'avais commencé à poncer les plats bords du cockpit, et très vite je me suis rendu compte que peinture et enduit , trop usés et vieillis, avaient besoin d'être refaits complètement.

      Etat du cockpitEtat des plats bords Etat du roof

    La décision s'imposa: il fallait refaire totalement le revêtement extérieur du bateau...l'intérieur serait pour l'an prochain.....mais le refaire avec quoi?....comment....? La PPU que j'aimais bien, ne semble plus n'exister.

    Je ne trouvais pas d'enduit polyuréthane, comme celui qui avait été utilisé lors de la construction. J'ai fait des recherches, essayé de me faire conseiller et j'ai fini par choisir la solution de la résine époxy bicomposant. C'est moins simple à mettre en oeuvre, mais ce produit donne d'excellents résultats et devrait assurer une bonne protection de ma coque.

     

     

    Première opération: démontage de tout l'accastillage et tous les équipements                                              

    C'est la plus facile, et de plus elle permet de constater l'état de toutes les fixations.....je remettrai pas mal de visserie neuve et remplacerai celles qui étaient préconisées en laiton par de l'inox marine (de nombreuses vis laiton ont cassé au dévissage).

    Plat bord avant démontage mais après le premier ponçageLe même après premier ponçage et démontageLe même après second ponçage

     

     La dérive avait été retirée très tôt et mise au sec: j'en parlerai ultérieurement, d'autant plus que c'est l'élément qui s'est peut être le plus dégradé avec le temps.


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  • Redoutée mais inévitable galère: le ponçage général                                                                                    

    C'est l'opération infernale, mais nécessaire.
    Elle va durer des heures....des jours....peut-être des semaines...je n'ai pas compté (quand on aime... !).

     

    J'ai osé commencé à la main...pour ne pas endommager....mais tès vite je suis passé à la ponceuse vibrante, grain assez gros....obligatoire, sinon j'y serais encore ! 
    Par contre, il fallait y aller avec une certaine douceur et un certain doigté pour ne pas attaquer la couche d'enduit initiale ou le tissu de verre.

    Pour que la mise en place d'une résine époxy soit efficace, j'ai tenu à éliminer toute trace d'anciennes peintures et donc arriver au niveau de l'enduit polyuréthane, dont je n'avais posé qu'une seule couche (une erreur!).

    La photo ci-dessous (plat bord) montre le résultat, et on constate que le rowing n'est pas loin (ce qui est blanc, c'est l'enduit, il ne reste absolument plus une seule goutte de la peinture ancienne).

     

    J'ai commencé par le cockpit qui avait été assez bien protégé avec du tissu de verre enduit de résine.
    Puis j'ai entrepris le dessus du roof n'avait pas été plastifié avec le tissu de verre (j'avais passé seulement deux couches de résine sur le contreplaqué).
    Le ponçage a mis le bois presque à nu, comme le montre ces photos:

     Dessus du roof poncé

    Ensuite je suis passé aux premiers bouchains.
    Pour ceux du dessous, trop difficile à travailler dans cette position, j'ai prévu de le faire, coque retournée
    Je vais donc rentrer le bateau dans un garage, équipé à cet effet (voir article consacré au retournement), ce qui sera également mieux adapté aux traitements de finition.

     

    Bateau posé dans son abri

     

    Le bateau étant posé à l'endroit, j'ai donc entrepris de poursuivre le traitement du dessus: cockpit et pont.
    Comme j'étais désormais en intérieur, j'ai branché un aspirateur sur ma ponceuse vibrante: indispensable et impeccable!

    L'opération de ponçage du dessus terminée, il me parut pratique et évident de faire l'enduction de résine époxy à ce stade, pour retourner la coque ensuite et faire ensuite le dessous: ponçage et résine.

     

    Application d'une couche de résine époxy                                                                                                           

    Une fois le revêtement du dessus poncé, aspiré, nettoyé, dégraissé à l'acétone, je l'ai recouvert de résine époxy.

    Pour renforcer les parties fragiles ou facilement usables, j'ai rajouté une épaisseur de tissu de verre:

    - au fond du cockpit, pour doubler le premier que je trouvais usé
    - sur l'étrave et sur les jonctions plats/bords bordés
    - et sur le dessus du roof, qui n'en avait pas eu

     Résine + tissu de verre sur le fond du cockpitRésine + tissu sur plats bordsCouche de Résine + tissu sur le roof

    La résine utilisée était transparente. Je l'ai, par la suite, teintée de bleu, pour mieux voir les anomalies, creux ou épaisseurs, et ainsi poncer (encore et toujours) ce qui doit l'être.

    Résine bleuie

    Pour que la résine s'étale régulièrement et "coule" le moins possible, j'inclinais le bateau de manière à ce que les surfaces à recouvrir soient le plus horizontales possibles (ici les cotés intérieurs du cockpit). De plus, j'avais protégé les cotés du bateau par du journal, pour éviter de pourrir les premiers bordés par des coulures de résine qu'il me faudrait à nouveau poncer: mauvais plan ! L'arrachage de journaux enduits de résine fut plus difficile que de "récolter" au fur et à mesure les coulures résine....et du coup, ponçage (délicat) des jonctions.

    Pour éviter de multiplier les retiurnements (où il y a toujours un risque d'endommagement, même minime, de la coque), je décidais de n'en prévoir qu'un seul et donc de terminer par le dessus.

    Prochaines étapes: retournement et traitement du dessous, jusqu'à la finition.

     

    Remarque sur la résine utilisée.

    Je me suis laissé conseillé une résine époxy Résoltech dont les avantages sont:
    - temps de travail/pot life confortable: 40 min à 23°C selon le fabricant (en réalité plus long si température plus faible).

    - mélange assez peu sensible à la chaleur (température >10°, c'est tout) et à l'humidité.
    Par contre, cette résine reste très fluide, même avec l'adjonction de microballon: elle épouse très bien (trop bien) les formes.
    En résumé, il est assez difficile d'obtenir une surface homogène et régulière, un peu épaisse comme je l'aurais souhaité
    notamment sur tous les panneaux inclinés.

     J'ai donc été contraint de multiplier les enductions et les ponçages pour arriver une une pellicule de protection à peu près d'égale épaisseur sur toute la coque

     

     

    Finition du dessus: roof et cockpit                                                                                                                                            

     

    Le dessous de la coque étant terminé, je reprends le traitement du dessus.

    Ponçage bien sûr, mais surtout élimination des irrégularités, recouche époxy là où l'épaisseur est insuffisante.

     


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  • Le retournement est une opération délicate, mais intéressante et bien utile si on peut la pratiquer aisément.

    Le Figaro étant un bateau dont le poids et l'encombrement sont assez "favorables", j'ai toujours eu dans l'idée de m'organiser pour réaliser cette opération aisément et avec un maximum de sécurité.

    Le "modèle" proposé par un Figariste (inconnu) émérite dans un cahier ASCOFI (croquis ci dessous) m'avait intéressé. 

     


    Je m'en suis inspiré, en l'adaptant  à ma configuration et à mes équipements.

    Dans un garage confortable et prévu pour hiverner et entretenir mon Figaro, j'ai fixé deux palans sur les murs latéraux, le plus haut possible. Je les ai relié par des grosses sangles (élingues) glissées sous la coque.

          

    Équipé ainsi, soulever le bateau est extrêmement aisé, et peut même être réalisé seul (mais c'est très long).

    La grosse difficulté est de conserver un parfait équilibre longitudinal, le risque étant que le bateau bascule vers l'avant ou vers l'arrière.

    Il faut donc trouver le point d'équilibre en écartant au maximum les sangles, et surtout en les maintenant écartées par des retenues vers l'avant et vers l'arrière, sinon les forces feront que les sangles se rapprocheront l'une de l'autre, et....la coque basculera !

        

    Il m'a fallut faire de nombreux essais pour trouver la bon placement des sangles sur la coque ( à chaque fois soulever le bateau, le poser, déplacer les sangles, des fois 1 seul centimètre, resoulever, constater si l'équilibre y est...etc....etc....

    Pour le retourner seul, j'ai mis 1/2 journée.....pour le retourner à 2; 1 heure !

     

    Petite animation du retournement:

    Pour déclencher l'animation, "rafraîchir" la page ou faire F5

     

     

    Remarque non négligeable: la dérive avait été préalablement enlevée, le système décrit ci dessus permettant aisément de le faire.
    Il suffit de poser le bateau "lest sur le sol" (la dérive repose alors aussi sur le sol), d'enlever l'axe de la dérive, puis de soulever le bateau avec les palans: la dérive sort naturellement de son puits en restant posée sur le sol.


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