• Théopolis commença son aventure flottante le 8 juillet 1980, port d'Ars en Ré

    Mise à l'eau dans le port d'Ars

    Les mauvaises langues remballèrent leurs compliments:

    le bateau flottait.....et flottait droit !

     

    Théopolis naviguera dans les pertuis charentais (Ile de Ré etc...), en Normandie (Granville)

    et une fois en région parisienne (régate à Jablines).


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  •  Ile de Ré                                                                                                                                                                                                                        

    Je ne raconterai pas la première sortie....j'ai honte....impossible de monter la GV, bateau dérivant.....heureusement, il y avait des rames à bord !

    La suite fut plus sympathique avec de jolies petites sorties dans le Fier d'ARS, arrêts baignades à la Patache (pour ceux qui connaissent) ou pique-nique sur le banc du Bûcheron.

    Les enfants étaient petits, mais le bateau était bien conçu et adapté à la (très) petite navigation en famille, preuve en images:

    Découverte du bateau à 3 moisIdéal pour le biberon...non?Idéal pour la sieste des enfants: ma fille 4,5 ans, mon fils 3 ans

     

    Pendant les années 1983 et 1984, nous faisions régulièrement de petites sorties avec les enfants, privilégiant plages et baignades tout en leur faisant découvrir les joies de la navigation à voile des premières sensations "à la barre"

           

     

    et les plaisirs des mouillages.

                                                        

    et des goûters "au large" (enfin....petit large!).

     

    et des plaisirs divers:

     

    Sympa, ma banquette arrière ?      Tranquille sous spi

     

    Aventures dans les îles de Pertuis Charentais                                                                                                                                                       

    L'année suivante, nous avons fait en adultes (ma femme et moi), une croisière côtière dans les îles des pertuis charentais.

    Partis d'Ars en Ré, nous sommes descendus le long de l'île de Ré, traversant au sud de l'île la zone de passage des bacs (à l'époque le pont n'existait pas), pour filer vers l'île d'Aix.

    J'avais prévu de passer la nuit en mouillage forain dans l'Anse de la Croix. Il y avait des bouées de mouillage un peu au large, nous en profitons pour s'amarrer en bonne sécurité. Ça dansait un peu, mais bon, la mer c'est la mer.
    Nous préparons notre installation pour la nuit.
    J'avais fait fabriquer une grand bâche en toile de tente, s'appuyant sur la bôme, entourant le mat et couvrant jusqu'au tableau arrière. Cela formait une sorte de tente, protégeant complètement du vent, de la pluie, et des intrus, tout le cockpit et la descente. C'était de plus un moyen de "sortir" un peu de matériel à l'extérieur de la cabine pour en dégager l'espace (un peu exigu) tout en le protégeant.
    (Je n'ai pas de photo, mais j'en ferais dès que possible, dès je pourrais faire les essais de gréement).
    Nous avons ainsi pu préparer notre casse-croûte (genre pâtes sur petit camping gaz).
    Ça roulait de plus en plus, au point de devenir assez inconfortable.
    Je décidais de me rapprocher de la côte, car c'était nettement plus calme. Nous mouillons, à l'ancre, tranquillement, pas trop loin de la plage, et commençons tranquillement notre nuit.
    An beau milieu de la nuit, nous sommes réveillés par des bruits sourds sur le pont, le bateau roulazit dans tous les sens, des éclats de voix.....: mon Figaro, trop près de la plage, avait été pris comme plongeoir par une bande de jeunes, adeptes de bains nocturnes!

    Le lendemain, direction Oléron, port de Boyardville. Un peu de confort, c'était pas de refus, même si notre petit dériveur paraissait "petite souris" amarré à couple aux grands voiliers....faudra que je redresse mes chandeliers. Ils étaient trop inclinés, et accrochaient le bateau voisin dès qu'il y avait un peu de gite (le Figaro est très sensible aux vagues produites par les bateaux qui circulent).

    Après une bonne nuit au port, pas question de traîner, il y a de la route à faire pour rentrer sur Ré, et les vents pas forcément "portants".
    Mais surprise, très peu de vent pour démarrer et un léger brouillard, donc visibilité assez moyenne, mais pas nulle.
    Navigation prudente à la carte et au compas (pas de GPS à l'époque).
    Soudain une forme sombre, énorme apparut dans la brume....nous allions droit sur elle. En fait, nous étions dans la zone d'attente des cargos se rendant à La Pallice. Ma femme eu la grande peur de sa vie, croyant que le cargo avançait sur nous. Beaucoup moins inquiet (de nature) j'ai maintenu le cap, constatant, que nous le longions gentiment. Et arrivés à sa proue, ma femme fut rassurée, la ligne de mouillage du cargo était à l'eau. mais quand même, Dieu que nous étions minuscule petite coque de noix.......!

    L'aventure ne s'arrêta pas là, car le vent s'était levé, et en arrivant au goulet formé par le sud de l'ile de Ré et le continent (endroit où il y a le pont maintenant), un sévère clapot s'était formé. Vent, courant et vagues provoquées par les bacs.... ça roule, ça tangue ....un coup de bôme et hop.....mes lunettes à l'eau !

    Sans mes lunettes, impossible de continuer à barrer sous voiles: je ne voyais rien (forte myopie). Les conditions météo n'étaient pas favorables et je ne voyais pas ma femme barrer seule, gérer les voiles et moi, poids mort, incapable de voir à 5 m du bateau. Heureusement l'ami moteur était prêt à bondir (j'ai quand même eu du mal à le mettre en route, sans lunettes !
    Un peu avant d'arriver, j'au du refaire le plein d'essence....une bonne idée que j'ai eue de faire une petite banquette à l'arrière qui me sert de coffre pour ranger bidon essence, matos de pêche etc... (voir photos, mes enfants sont assis dessus).
    Puis nous sommes arrivés au port.....l'aventure s'étant quand même bien terminée!

     Moralité: désormais je porte toujours un fixe lunettes en bateau (même à quai), et j'emporte également une paire de rechange.

    Escapade normande : Granville Chausey                                                                                                                                                                  

     1981 : nous passons nos vacances près de Granville. Bien sûr j'avais transporté mon Figaro sur sa remorque depuis l'île de Ré.

    Mise à l'eau dans le port du Hérel et petites ballades le long de la côte avec quelques belles parties de pêche à la traîne au milieu de bancs de maquereaux suicidaires: un régal !

     Mais j'avais un grand projet: aller passer une nuit à Chausey, avec mon bateau.....accomplissement de mon grand rêve de jeunesse !

     

     


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  • Escapade normande : Granville..... Chausey                                                                                                                                                           

     1981 : nous passions nos vacances près de Granville. J'avais transporté mon Figaro sur sa remorque depuis l'île de Ré: une expédition, car à l'époque il n'y avait pas d'autoroutes ni de voies rapides. Bonjour les traversées des petits villages aux rues étroites et encombrées !

    Mise à l'eau dans le port du Hérel et petites ballades le long de la côte avec quelques belles parties de pêche à la traîne au milieu de bancs de maquereaux suicidaires: un régal !

     

    Mais j'avais un grand projet: aller passer une nuit à Chausey, avec "mon" bateau, celui que j'avais construit de mes propres mains avec patience et persévérance.....accomplissement de mon grand rêve de jeunesse !

    C'est un peu lointain, mais je vais fouiller au fond de ma mémoire pour en retrouver  les détails, car pour tout vous avouer, je crois que je fus un peu imprudent sur cette sortie, et que mon esprit aventurier aurait pu me jouer un bien mauvais tour.

    Je ne me souviens plus la date précise (il y a 34 ans), c'était l'été, c'est sûr, peut être fin août, car je me souviens qu'il n'y avait pas beaucoup de bateau à Chausey. 

    L'expédition fut décidée et nous sommes partis à trois: moi, ma femme et ma fille (1 an et demi). Bateau chargé pour escapade de 2 jours, dont la nuit à Chausey, départ début d'après midi, pour rallier tranquillement notre but: distance 10 miles (limite pour le Figaro5).
    Peu avant de quitter le ponton, premier incident, ma fille tomba en avant par l'ouverture de la cabine et s'ouvrit le front.
    Blessure significative, mais j'étais équipé pharmacie et la petite ne semblait pas trop secouée par sa chute. Grave question: les portes du port allaient fermer quelques minutes plus tard, que faire? Partir, malgré l'incident, au risque de ne plus pouvoir revenir au port avant tard dans la nuit, ou annuler, et fini du projet Chausey pour cause de fin de vacances ?

    Nous décidâmes de partir, petit coup de moteur pour sortir du port, hissage des voiles et hop....à nous Chausey!

    Le vent n'était pas très fort, le temps couvert, nous progressions lentement.
    Au fur et à mesure que l'après midi avançait, le vent baissait et le bateau ralentissait.
    Nous naviguions à vue, et les Iles Chausey ne grossissaient pas vraiment? Combien restait-il de chemin? Difficile à dire, compte tenu des effets d'optique en mer. Il restait au moins la moitié de la route à faire, le ciel s'assombrissait, le vent tombait....comme si un orage s'annonçait.

    Le vent était tombé, quasi nul, le plafond nuageux très bas, la mer...très calme, presque d'huile, pas un bruit sauf celui des voiles qui faseyaient.....imaginez le calme avant la tempête !

    Nous avons décidé d'attendre un peu, espérant que le vent se lève à nouveau, guettant une risée bienveillante....mais à la place, quelques gouttes d'eau vinrent assombrir le tableau et nous rappeler que la plaisance n'est pas "un long fleuve tranquille".
    Pire, la pluie s'intensifia. Allions nous subir un vrai grain ?

    Que nenni ! Le vent resta nul....et nous, seuls, à mi chemin entre Granville et Chausey, sous la pluie !

     

    Heureusement, j'avais une botte secrète, de quoi nous sortir de cette pétole arrosée:  un bon petit moteur, acheté d'occase à un bon copain.
    Car au point où nous en étions, plus question d'attendre, il nous fallait faire de la route pour arriver avant la nuit.
    Non seulement je n'avais jamais navigué de nuit, mais mes feux devaient être au fond d'un sac, n'avaient jamais été installés à poste, jamais testés, et l'arrivée dans le Sound de Chausey est plutôt périlleuse pour qui ne l'a jamais pratiqué.
    (NDLR: le Sound est le mouillage principal de l'archipel).

    Je descendis le moteur et tirais sur le lanceur. De mémoire, le moteur eu du mal à démarrer (lui, je l'avais testé).
    Après quelques efforts, il partit et nous filons enfin....direct la Grande Ile.....confiants et rassurés.

    Mais alerte:  le moteur se mit à faire des ratés.
    Les premières îles de l'archipel nous paraissaient devenues  plus proches et le moteur s'arrêta complètement.
    Je tirais à nouveau plusieurs fois sur le lanceur, en maudissant mon fameux copain, puis le moteur accepta de repartir.
    L’entrée du Sound nous tendait les bras, et le moteur s'arrêta à nouveau.
    Toujours pas de vent, les îles (rochers) étaient toutes proches, la nuit prête à tomber....aussi inquiétant que rassurant dans notre situation !
    Je vérifiais qu'il restait de l'essence (la pluie avait dû s'arrêter, me semble t il), et après de nouveaux efforts le moteur repartit.
    Nous avons atteint la zone de mouillage prévue quasiment à la nuit, trouvant sans peine une bouée pour nous amarrer,souffler et....maudire ce copain qui m'avait vendu un moteur malade.

    Transformation du bateau en mode "camping aquatique": mise en place du taud (déjà cité plus haut), enfermant le cockpit, et dégagement de l'espace cabine pour petite cuisine réparatrice et nuit bienfaisante à trois.

     


    Pas vraiment fait pour trois, le Figaro5, mais bon, nous étions jeunes, notre fille, petite, en travers de la cabine au plus étroit de la couchette, ma femme et moi, de chaque coté de l'épontille, un peu recroquevillés....et nous avons dormi, tranquilles après ce voyage aller, disons peu agréable.

    Au petit matin, temps couvert, mais calme, semble t il...car il faut savoir qu'à Chausey, il y a les plus grands marnage d'Europe (14 m en grandes marées). Donc à marée basse, l'endroit est extrêmement protégé, calme, relaxant....au point qu'on ne sait pas ce qui se passe à l'extérieur de l'archipel.
    Nous avons remis le bateau en état de naviguer, car il nous fallait rentrer à Granville avant la fermeture des portes du port (début d'après midi). Donc ne pas traîner, d'autant que le moteur....!!!!!

    J'ai réussi à mettre le moteur en route pour sortir de l'archipel, et très vite, nous nous sommes rendu compte à quel point le mouillage du Sound était un endroit magique et protégé: dehors, la mer était formée, forte houle d'Ouest avec un vent soutenu (de mémoire un bon force 5 ou 6, peut être 7). Nous avons navigué vent arrière (ou grand largue, ce n'est plus précis dans ma mémoire), mais ce dont nous nous souvenons très bien, c'est de la belle houle qui nous accompagnait et nous poussait vers Granville, avec des creux impressionnants.
    Je ne me souviens pas que les vagues déferlaient où qu'il y avait des crêtes blanches, mais qu'il était petit notre Figaro! Il disparaissait complètement au fond des creux, rattrapé par des murs d'eau qui soulevaient l'arrière du bateau, le propulsant vers l'avant dans des surfs impressionnants qui nous ont conduit en un temps record jusqu'à notre terminus.

    Je ne me souviens plus du moment de notre arrivée, mais j'imagine que notre soulagement fut énorme.

    J'ai retenu de cette expédition, que si l'aventure est excitante, il faut qu'elle soit bien préparée, ne rien laisser au hasard, avoir un matériel sécurisé et vérifié. J'ai conscience que si rien de grave ne nous est arrivé, cela aurait pu.....!

    J'aime assez une formule qui vient du milieu médical: L'URGENCE EXCLUT LA PRÉCIPITATION.

     

     

    Info technique: après examen du moteur, les ratés et arrêts intempestifs provenaient du fait que le réservoir était rouillé à l'intérieur et que les particules de métal rouillé se baladaient impunément dans le réservoir et bouchaient de temps en temps l'arrivée d'essence. 


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